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Dino Perdichizzi :"Ce qui me plaît, c’est de voir la joie du public"

«Wahou, ça a bien changé!»  Tels ont été les premiers mots de Dino Perdichizzi en prenant place sur le banc du FC Sion à Tourbillon au moment de préparer cet article. Environ quinze ans séparent ce mercredi automnal de 2019 de son dernier match avec le maillot sédunois en 2004.  Le milieu de terrain de 37 ans, formé au FC Sion, évolue désormais au FC Saint-Léonard et il est tout naturellement le sujet du cinquième numéro de notre rubrique «Le FC Sion et le football régional».

 

Le centre de formation du FC Sion

«J’ai commencé le foot assez tard à Villeneuve, mais j’ai assez rapidement intégré la sélection vaudoise. À l’époque on effectuait des matchs amicaux contre les autres cantons. Ce jour-là, on affronte les Valaisans, essentiellement des joueurs de Sion, à Tourbillon. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, peut-être le fait de jouer dans un si grand stade, mais j’étais en transe (rires) et à la fin du match j’ai été approché par le FC Sion et j’ai rejoint le club en M16. On était deux Vaudois, en fait, Marco Malgliolgio, dont je suis resté très proche, et moi. Pour notre premier tournoi sous nos nouvelles couleurs, on joue à Meunier un tournoi international, je finis meilleur buteur et lui meilleur passeur, ça a vite pris entre nous!». Le jeune milieu de terrain d’origine sicilienne continue sa formation au sein du club valaisan jusqu’en M21. En parallèle, par le biais du club, il débute une formation scolaire à l’école Ardevaz puis à l’école de commerce ,mais sans succès. «Moi, ce que je voulais, c’était travailler, je ne voulais plus aller à l’école.» Finalement, Dino trouve une place d’apprentissage en tant que logisticien chez une entreprise partenaire du club. («Un métier qui m’a accompagné toute ma carrière et que j’occupe encore aujourd’hui»). Prévoyant, le Valaisan d’adoption attend l’obtention de son CFC avant de signer son premier contrat professionnel. «Je savais que je ne vivrai pas éternellement du football, il me fallait un papier pour m’assurer un avenir. J’ai donc privilégié ma formation pendant un certain temps avant de tenter à fond ma chance dans le football.»  Une chance qu’il aura finalement au début des années 2000 lorsqu’il intègre la première équipe. «Mon plus beau souvenir restera mon premier match en pro, de voir mon nom sur l’écran du stade, c’était quelque chose de fou. J’ai pu côtoyer des joueurs comme Blaise Piffaretti, Marc Hottiger ou encore Fabrice Borer, une expérience fantastique.»

 

Son regard sur le FC Sion actuel

L’ancien joueur du FC Sion se définit comme un supporter sans forcément être un fervent défenseur du club valaisan. «Je suis sans suivre. Ce qui me plaît surtout, c’est de voir la joie du public valaisan lors des victoires. Il y a quelque chose de plus ici à Sion qui se traduit surtout lors des grandes victoires en Coupe notamment.» La gestion du club, un sujet très médiatique et qui anime les débats en Valais, lui est par contre difficile à juger: «Je comprends les deux positions, celle des supporters pas toujours d’accord avec la gestion du président, mais je comprends également ce dernier. Il veut une équipe compétitive et pour cela il doit engager des joueurs de qualité à l’étranger, ce qui peut faire quelque peu perdre son identité à l’équipe. Mais c’est la loi actuelle du football». Le début de saison positif du club sédunois vient en tout cas nourrir certains espoirs chez celui qui défend maintenant le maillot du FC Saint-Léonard: « Je me réjouis de voir la suite et de voir si le pari effectué en misant sur un entraîneur suisse avec de la grinta s’avère payant. En tout cas pour le moment c’est réjouissant.» 

 

Une carrière entre le professionalisme et le semi-professionnalisme

Malgré quelques apparitions en première équipe, Dino Perdichizzi est vite prêté au FC Bulle en 2004 où il effectue une saison en LNB avant de rejoindre La Chaux-de-Fonds une saison plus tard. «On s’entraînait sept à huit fois par semaine et je travaillais à 50%, mais je me suis toujours estimé être un privilégié car je pouvais vivre de ma passion. Je travaillais le matin en tant que magasinier puis j’avais mes après-midis de libre pour aller à l’entraînement et travailler physiquement». Après un court passage au FC Savièse, il signe au FC Bex en 1re ligue avant de retrouver le Valais et le FC Sierre en 2011. «On jouait essentiellement en 2e ligue inter, une ligue peu séduisante pour les clubs. Plusieurs refusent d’ailleurs de monter, car la visibilité et l’attracitivé des matchs est vraiment limitée». Le FC Sierre et Dino se quittent en 2018 après une promotion en 2e ligue inter. «En tant que père de famille, je voulais trouver un équilibre et rester en 2e ligue régionale était la meilleure des solutions, je me suis donc tourné vers le voisin de Saint-Léonard».

 

Le football amateur

Pour un joueur qui a connu le professionalisme, le football amateur peut parfois surprendre. Dino en a fait l’expérience lors de son retour dans les échelons inférieurs du football helvétique: «Les SMS d’excuses à l’entraîneur quinze minutes avant l’entraînement, c’est vraiment quelque chose qui m’a surpris et que je ne connaissais pas (rires)». Aujourd’hui âgé de 37 ans, il se plaît dans un rôle différent sur le terrain lui qui, en accord avec son entraîneur, ne participe pas à tous les matchs afin de passer du temps en famille. «J’essaie de jouer un petit rôle de médiateur sur le terrain en calmant les gars quand ça se chauffe. Je leur rappelle qu’on est tous là pour le plaisir et qu’à la fin du match on ira tous boire une bière ensemble.» 

 

Une saison compliquée au FC Saint-Léonard

La saison dernière a toutefois été compliquée pour l’ancien espoir du FC Sion vu que lui et son équipe ont connu une relégation en 3e ligue suite à un printemps difficile. «On avait, individuellement, une des meilleurs équipes du groupe. Mais malheureusement on est tombés suite à un deuxième tour où l’on n'a fait que six ou sept points. On ne peut s’en prendre qu’à nous mêmes». Malgré la culbute, le groupe est resté soudé et l’équipe s’est même renforcée avec l’arrivée de trois joueurs du FC Sierre. «L’objectif est clairement la montée même si l’on sait que ça va être difficile. On est dans le groupe du haut, on va aller jouer dans des petits terrains contre des équipes haut-valaisannes très agressives, des vrais traquenards.» Avec dix points en quatre matchs, la saison du FC Saint-Léonard est pour le moment bien lancée. En concurrence avec Sierre 2 et Viège notamment, Dino et ses coéquipiers espèrent bien retrouver rapidement l’élite du football régional valaisan. Une réussite que l’on ne peut que souhaiter à notre ancien junior, aujourd’hui devenu leader de la première équipe d’un club historique de notre beau canton.

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